Jazzablanca 2026 : Robbie Williams et 10 jours de festival

Le festival Jazzablanca confirme son ancrage dans le calendrier culturel mondial avec une 19ème édition prévue du 2 au 11 juillet 2026 à Anfa Park. Fort d’une affluence record de 70 000 festivaliers lors de l’exercice précédent, l’événement pérennise son format étendu sur dix jours et frappe un grand coup médiatique en annonçant la venue de la star britannique Robbie Williams pour sa soirée d’ouverture. Cette programmation, qui marque la première performance de l’artiste en Afrique du Nord, témoigne de l’ambition de Casablanca de s’imposer comme une escale incontournable des grandes tournées internationales.

Un saut dimensionnel pour la scène casablancaise

Depuis son installation au cœur d’Anfa Park, Jazzablanca a radicalement changé d’échelle. Ce poumon vert, situé sur l’ancien site de l’aéroport d’Anfa, offre désormais une configuration spatiale capable d’absorber des flux de spectateurs de plus en plus denses. La transition vers ce lieu a permis de structurer l’espace entre zones de concert, villages de restauration et espaces de détente, créant une expérience immersive loin du tumulte urbain tout en restant au centre de la métropole.

Le passage définitif à un format de dix jours, initié lors de la 18ème édition, répond à une demande croissante du public et à une stratégie de diversification de l’offre. En occupant deux week-ends complets, le festival ne se contente plus d’être un rendez-vous éphémère mais devient une saison culturelle en soi. Cette extension temporelle permet une rotation plus fluide des artistes et offre aux professionnels du secteur événementiel marocain une vitrine technique de premier plan. Plus de 1 500 techniciens, logisticiens et agents de sécurité sont mobilisés pour assurer la fluidité de cette machinerie complexe.

Robbie Williams : une première historique en Afrique du Nord

L’annonce de Robbie Williams en concert à Jazzablanca pour l’ouverture du jeudi 2 juillet 2026 constitue un tournant majeur dans l’histoire du festival. Avec plus de 90 millions d’albums vendus et une carrière jalonnée de records mondiaux, l’ancien membre de Take That choisit Casablanca pour faire ses premiers pas sur le sol nord-africain. Ce choix n’est pas anodin : il valide la capacité logistique du Maroc à accueillir des productions scéniques massives conformes aux standards des tournées mondiales « Britpop ».

L’enjeu dépasse le simple divertissement. En attirant une icône de cette stature, Jazzablanca renforce le Soft Power de la ville de Casablanca. La présence de la star britannique sur l’affiche génère une visibilité internationale immédiate, positionnant la destination sur la carte du tourisme musical mondial. Pour les organisateurs, il s’agit de prouver que le festival peut rivaliser avec les grandes scènes européennes tout en conservant son identité hybride, capable de faire cohabiter des légendes de la pop avec des virtuoses du jazz pur.

L’ADN « Jazzaoui » : entre exigence et mixité sociale

Malgré cette montée en gamme internationale, le festival veille à préserver ce qui constitue son essence : le mélange des genres et l’accessibilité. La programmation est pensée comme un dialogue entre les différentes scènes. Les scènes payantes d’Anfa Park, comme la Scène 21 ou la scène Casa Anfa, accueillent les têtes d’affiche et les projets jazz de niche, souvent marqués par une exigence technique élevée. En parallèle, la scène gratuite de la Place des Nations Unies maintient le lien avec le cœur battant de la cité, permettant à un public plus large de découvrir des artistes émergents et des sonorités contemporaines.

Cette mixité se reflète également dans les choix musicaux. Jazzablanca refuse de s’enfermer dans un conservatisme jazzistique. Si le genre reste le socle de l’événement, les soirées explorent l’électro-swing, la soul, le funk et les musiques du monde. Une place importante est systématiquement accordée aux créations locales, favorisant les fusions entre les rythmes ancestraux marocains et les arrangements modernes, à l’instar de ce que propose le Festival d’Essaouira dans un registre différent. Cette approche permet de fidéliser un public hétéroclite, incluant les jeunes talents à Casablanca et les amateurs de découvertes sonores globales.

Une logistique de standard international

La réussite d’un tel événement repose sur une ingénierie de pointe. Pour l’édition 2026, l’accent est mis sur la modernisation de l’expérience festivalier. La gestion des accès a été optimisée grâce à des solutions de billetterie intelligente utilisant des QR codes et des bracelets connectés pour le paiement dématérialisé (cashless). Ces outils permettent non seulement de réduire les files d’attente aux entrées et aux points de restauration, mais aussi de collecter des données précises pour ajuster les services en temps réel.

L’impact économique de Jazzablanca se mesure à l’échelle régionale. En mobilisant des prestataires locaux et en attirant des milliers de visiteurs extra-muros, le festival irrigue l’économie touristique du pays. Les hôtels, les restaurants et les services de transport voient leur activité bondir durant les dix jours de festivités. Cette professionnalisation du secteur contribue à former une main-d’œuvre marocaine hautement qualifiée dans les métiers de la scène et de la régie, consolidant ainsi la réputation du Royaume comme terre d’accueil de grands rassemblements culturels. Des informations complémentaires sont disponibles sur le site officiel Jazzablanca.