La métropole accueille depuis le 18 décembre 2025 l’événement « Winter Africa by WeCasablanca », une manifestation culturelle et ludique installée au Parc de la Ligue Arabe jusqu’au 17 janvier 2026. Organisé par Casablanca Events & Animation, ce rendez-vous ambitionne de fédérer les habitants autour d’une programmation éclectique mêlant musique, sport et valorisation du patrimoine. En proposant des espaces de divertissement variés et des scènes artistiques ouvertes, l’initiative cherche à renforcer l’offre d’animation urbaine et le lien social au sein de Casablanca.
Une dynamique hivernale au cœur de la métropole
Le renouveau d’un espace emblématique
Le choix du Parc de la Ligue Arabe pour accueillir cette manifestation marque la volonté de réinvestir les grands espaces verts de la ville par la culture. Ce site central, récemment réhabilité, se transforme durant un mois en un véritable carrefour de vie pour les citoyens. L’aménagement des lieux a été pensé pour offrir une immersion complète avec des zones thématiques distinctes, allant de la restauration à la pratique ludique. Cette occupation temporaire de l’espace public permet de redonner une vocation festive à ce poumon vert, tout en garantissant une accessibilité optimale aux familles et aux visiteurs grâce à la gratuité de l’accès. La configuration du site favorise la déambulation et la mixité sociale, transformant le parc en une plateforme d’échange où se côtoient différentes générations autour d’activités communes.
Une vision fédératrice pour Casablanca
Au-delà de l’aspect festif, l’événement s’inscrit dans une stratégie plus large de marketing territorial et de cohésion sociale portée par la Société de Développement Local, Casablanca Events & Animation. Mohamed Jouahri, son Directeur Général, insiste sur la dimension collective de ce rendez-vous, conçu pour susciter un sentiment de fierté et d’appartenance chez les Casablancais. L’objectif est de positionner Casablanca comme une métropole dynamique, capable de proposer des événements inclusifs qui valorisent à la fois la créativité locale et l’ouverture sur le continent africain. Cette approche vise à démocratiser l’accès aux loisirs et à la culture, en brisant les barrières socio-économiques habituelles des grands spectacles payants. L’événement se veut ainsi un moteur d’attractivité, renforçant l’image d’une ville moderne et accueillante, prête pour les grandes échéances sportives et culturelles à venir, notamment la Coupe d’Afrique des Nations 2025 dont l’esprit imprègne déjà les festivités.
WeCasablanca Festival : l’effervescence musicale
Des têtes d’affiche aux rythmes éclectiques
La composante musicale, structurée autour du WeCasablanca Festival, constitue le cœur battant de la première phase de l’événement, s’étalant du 18 au 27 décembre. La programmation a été élaborée pour refléter la diversité du paysage sonore marocain. Des artistes comme Salma Rachid ont ainsi offert des performances marquées par une forte proximité avec le public, revisitant un répertoire mêlant succès populaires et titres intimistes. De son côté, Taha Nouri a profité de sa première rencontre avec le public de la métropole pour livrer une prestation spontanée et énergique. Le festival fait également la part belle aux traditions régionales, avec la présence de Rachida Talal qui a mis à l’honneur la culture hassanie à travers des chants fusionnant rythmes traditionnels et arrangements modernes. Des figures emblématiques de la scène populaire, tel que Hajib, sont également programmées pour assurer la clôture des week-ends dans une ambiance traditionnelle.
La fusion comme signature artistique
L’identité du festival se forge également autour de la fusion et des musiques actuelles, illustrant la capacité de la scène marocaine à dialoguer avec d’autres influences. Une phase spécifique de la programmation a été dédiée aux sonorités Gnaoua et aux expérimentations musicales. L’artiste Duke a notamment marqué les esprits par une performance interactive et rythmée, installant une dynamique participative dès les premières notes. Dans un registre différent, Soukaina Fahsi a proposé un univers raffiné où l’héritage musical marocain rencontre des touches de modernité, confirmant son statut d’artiste à l’identité singulière. Le festival intègre par ailleurs la scène urbaine et rap avec des artistes comme Ouenza et Stormy, tout en offrant des scènes ouvertes aux jeunes talents, garantissant ainsi le renouvellement des générations artistiques et la représentation de tous les courants musicaux qui traversent Casablanca.
Au-delà du spectacle : un ancrage culturel et social
Célébrer Yennayer 2976
L’ancrage patrimonial de « Winter Africa » atteindra son apogée le 14 janvier 2026 avec la célébration du Nouvel An Amazigh, Yennayer 2976. Cette journée spéciale, baptisée Festival Amazigh, n’est pas une simple annexe à la programmation, mais un événement structurant visant à valoriser une composante essentielle de l’identité nationale. Les organisateurs ont prévu une mise en lumière globale de cet héritage, dépassant le seul cadre musical pour englober l’artisanat, la gastronomie et les savoir-faire ancestraux. Cette intégration démontre la volonté de faire de l’espace public un lieu de transmission et de reconnaissance des patrimoines vivants, offrant une visibilité accrue à la culture amazighe au cœur de la capitale économique.
Gaming et famille : les nouveaux espaces de vie
Pour répondre aux attentes d’un public jeune et familial, l’organisation a diversifié l’offre d’activités bien au-delà des scènes de concert. Une « Game Zone » dédiée à l’e-sport et au gaming a été installée pour capter l’intérêt des nouvelles générations et structurer des compétitions numériques. Parallèlement, une « Kids Zone » propose chaque week-end des animations créatives et ludiques, permettant aux familles de passer des journées entières sur le site. La présence d’un « Food Court » complète ce dispositif, transformant le parc en un lieu de vie autonome où l’on peut se restaurer et se divertir. Cette approche multisectorielle permet d’étendre la durée de fréquentation et de toucher des segments de population qui ne se déplaceraient pas uniquement pour des concerts, renforçant ainsi l’impact social de l’événement.

