Le Royal Mansour Casablanca profite de la période du Ramadan pour transformer son offre gastronomique en une véritable ambassade des saveurs locales. À travers ses tables prestigieuses, l’établissement propose un parcours culinaire qui explore les spécificités régionales du Maroc, allant des montagnes de l’Atlas aux côtes atlantiques. Sous la direction du chef Karim Ben Baba, cette initiative met les cuisines régionales à l’honneur et vise à valoriser le patrimoine immatériel national tout en offrant une expérience sensorielle de haut vol au cœur de la métropole économique.
Un itinéraire culinaire à travers les régions du Royaume pour le Ramadan
Le concept repose sur une rotation hebdomadaire des menus, permettant de rendre hommage à la diversité des cuisines du pays : chaque semaine, une région différente est mise à l’honneur pour le rituel du ftour. Ce découpage géographique permet de découvrir la finesse des épices de Fès, la puissance des plats de Marrakech ou encore la fraîcheur maritime du Nord. L’idée est de sortir du cadre habituel des buffets standardisés pour proposer une dégustation ciblée et authentique.
La signature de Karim Ben Baba, chef des cuisines marocaines de la Collection Royal Mansour, se manifeste par une réinterprétation subtile des recettes ancestrales. Le chef privilégie le geste chirurgical de l’artisanat culinaire, travaillant les produits avec une précision qui respecte l’âme du plat d’origine tout en l’adaptant aux standards de la haute gastronomie. L’utilisation de pigments naturels et de produits de saison souligne cet engagement envers une cuisine de vérité, où le goût prime sur l’artifice.
La Grande Table Marocaine : l’excellence au 23ème étage
Installée au sommet du palace, La Grande Table Marocaine offre un cadre d’exception pour rompre le jeûne. Le décor, qui mêle le savoir-faire traditionnel du zellige de Fès et des plafonds en zouak peints à la main, crée une atmosphère de sérénité suspendue au-dessus de l’effervescence de Casablanca. Les convives y sont accueillis au son d’une musique arabo-andalouse raffinée, qui rappelle l’âge d’or de Cordoue et souligne la dimension spirituelle et savante du moment.
Gastronomie et soft power : le rayonnement du terroir casablancais
La réouverture du Royal Mansour dans le quartier historique de Sidi Belyout participe à la renaissance du patrimoine architectural de la ville. En devenant un haut lieu de la gastronomie, le palace exerce une forme de soft power culturel : il ne se contente pas d’être un hôtel de luxe, il devient le conservateur de traditions en péril, comme le tissage de brocarts ou la damasquinerie, parfois intégrés dans l’art de la table.
L’établissement mise sur une stratégie de valorisation de la gastronomie marocaine via des circuits courts et des produits du terroir. L’huile d’argan extraite dans le Souss par des coopératives féminines ou le safran de Taliouine sont omniprésents dans les cuisines, garantissant une traçabilité exemplaire et un soutien direct à l’économie sociale et solidaire. Cette approche éthique et durable démontre que la grande hôtellerie peut être un vecteur de préservation écologique et culturelle efficace pour les années à venir.

