Christopher Nolan a dévoilé, le lundi 22 décembre 2025, la première bande-annonce officielle de son prochain long-métrage, The Odyssey. Prévu pour une sortie mondiale le 17 juillet 2026, ce film d’époque revisite le poème épique d’Homère. Les images confirment l’ampleur du projet porté par Universal Pictures et révèlent un choix artistique majeur : l’utilisation massive de décors naturels. Le Royaume accueille une partie significative de l’intrigue, transformant ses paysages en fresques antiques.
Une épopée homérique revisitée par Nolan
Le réalisateur britannico-américain s’attaque à l’un des textes fondateurs de la littérature occidentale. Après le succès d’Oppenheimer, Nolan revient à la fresque historique, mais plonge cette fois dans la mythologie grecque.
Un casting cinq étoiles pour un projet titanesque
La bande-annonce de deux minutes pose les bases d’une narration sombre et réaliste. Matt Damon incarne Ulysse, roi d’Ithaque, marquant sa troisième collaboration avec le cinéaste. Il est entouré d’une distribution prestigieuse : Tom Holland prête ses traits à Télémaque, tandis que Zendaya incarne Pénélope. Anne Hathaway (Circé) et Robert Pattinson (Ménélas) complètent ce casting.
Le trailer insiste sur la dimension psychologique du retour d’Ulysse, alternant scènes de batailles navales et silences pesants. La date de sortie, fixée au 17 juillet 2026, place le film comme le blockbuster central de l’été. Universal Pictures a accordé un budget estimé à plus de 250 millions de dollars, hors coûts marketing, pour soutenir cette ambition révélée par la presse.
Une ambition technique démesurée
Fidèle à ses principes, Christopher Nolan a tourné l’intégralité du film avec des caméras IMAX. Cette technologie offre une résolution d’image inégalée, particulièrement visible dans les plans larges dévoilés par la bande-annonce. Le réalisateur privilégie les effets pratiques aux images de synthèse (CGI).
Cette exigence de réalisme explique le recours aux tournages en extérieurs plutôt qu’en studio sur fond vert. Les séquences de guerre et de navigation ont nécessité la construction de navires à taille réelle et la mobilisation de milliers de figurants. Cette approche « organique » de la mise en scène met le Maroc à l’honneur, le pays ayant offert les infrastructures et les paysages nécessaires à cette vision sans concession.
Le Maroc, décor naturel d’une superproduction
Le tournage s’est déroulé sur plusieurs mois en 2025, mobilisant des équipes techniques locales et internationales. Les images du trailer permettent d’identifier clairement plusieurs sites marocains, intégrés à la narration mythologique.
Aït Ben Haddou métamorphosé en Troie
Les premières secondes de la bande-annonce montrent une cité fortifiée en proie aux flammes. Il s’agit du Ksar Aït Ben Haddou, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les équipes de production ont modifié l’architecture du lieu pour évoquer la ville de Troie après le siège. Des extensions de décors ont été construites pour accentuer la verticalité des remparts, respectant les contraintes de conservation du site.
Ce choix de lieu n’est pas anodin. La lumière crue de Ouarzazate et la texture ocre des murs confèrent une authenticité immédiate aux scènes de pillage. En choisissant ce site emblématique, Christopher Nolan met le Maroc à l’honneur et l’inscrit durablement dans l’iconographie de la guerre de Troie, succédant ainsi à Ridley Scott qui y avait tourné Gladiator.
Dakhla et le Sahara : l’horizon infini
L’autre versant du tournage marocain concerne les scènes d’errance. Le trailer dévoile des plans larges de dunes se jetant dans l’océan, filmés dans la région de Dakhla. La « Dune Blanche » sert de décor à l’escale d’Ulysse chez les Lotophages. Le contraste entre le désert et l’Atlantique symbolise visuellement la perte de repères du héros.
Les conditions de tournage dans le sud du Royaume ont permis de capter des lumières naturelles spécifiques, notamment lors des séquences crépusculaires. L’utilisation de ces paysages vierges met le Maroc à l’honneur en tant que terre de contrastes, capable d’évoquer des contrées mythiques méditerranéennes tout en offrant une immensité visuelle propre à l’Afrique.
Impact économique et savoir-faire local
L’accueil d’une production de cette envergure génère des retombées économiques directes pour les régions concernées. Le Maroc confirme ici sa position de leader régional en matière de production exécutive.
Une vitrine mondiale pour le Royaume
La diffusion mondiale du film en juillet 2026 assurera une visibilité maximale aux paysages marocains. Les crédits du film et la campagne promotionnelle mentionnent explicitement les lieux de tournage. Cette exposition médiatique met le Maroc à l’honneur auprès des grands studios hollywoodiens, validant la capacité du pays à accueillir des projets complexes nécessitant une logistique lourde.
L’expertise des techniciens marocains
Au-delà des décors, c’est la main-d’œuvre locale qui a permis la concrétisation du projet. Les départements costumes, décors et régie ont été majoritairement pourvus par des professionnels marocains. La production a également recruté des centaines de figurants à Ouarzazate et Dakhla. Le savoir-faire des équipes locales, rodées aux exigences des productions IMAX, est un facteur décisif. En s’appuyant sur cette expertise technique, Christopher Nolan ne se contente pas d’exploiter des paysages ; il met le Maroc à l’honneur en tant que partenaire industriel fiable de l’industrie cinématographique mondiale.

