Le Festival international du film de Marrakech boucle une 22ᵉ édition record

Le rideau est tombé sur la 22ᵉ édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), organisée du 29 novembre au 7 décembre 2025. Sous la présidence du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, l’événement a confirmé son statut de plateforme incontournable pour le cinéma mondial et régional. Les chiffres de fréquentation et la qualité de la sélection officielle témoignent d’une vitalité exceptionnelle. Le bilan chiffré et artistique valide une 22ᵉ édition record qui marque un tournant dans l’histoire du festival.

Une ferveur populaire inédite

L’engouement du public constitue le fait marquant de cette année. Les organisateurs ont annoncé une affluence totale de 47 000 spectateurs lors des différentes projections. Ce chiffre représente une augmentation de 7 000 personnes par rapport à l’édition précédente. Cette progression arithmétique souligne l’ancrage local de l’événement.

La stratégie d’ouverture vers la jeunesse a porté ses fruits. Le programme dédié au jeune public a attiré près de 7 000 enfants et adolescents, consolidant le rôle pédagogique du festival. Les files d’attente devant le Palais des Congrès et le cinéma Colisée, ainsi que l’affluence sur la place Jemaa El-Fna, illustrent cette dynamique. Cette participation massive du public marocain est le premier indicateur validant une 22ᵉ édition record, transformant un événement mondain en une véritable fête populaire du cinéma.

« Promis le ciel » au sommet d’un palmarès engagé

Le jury, composé de personnalités telles que l’actrice américaine Jenna Ortega et la réalisatrice française Julia Ducournau, a livré un palmarès audacieux. L’Étoile d’Or, récompense suprême, a été décernée au film « Promis le ciel » (Promised Sky) de la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehiri. Ce long-métrage a également permis à son actrice principale, Debora Lobe Naney, de remporter le Prix d’interprétation féminine.

Le Prix du Jury a été attribué ex-aequo à « The Village Next to Paradise » du Somalien Mo Harawe et à « Happy Holidays » du Palestinien Scandar Copti. Le Prix de la mise en scène est revenu au Britannique Oscar Hudson pour « Klammer ». Ce palmarès reflète une volonté de primer des voix singulières, faisant écho aux succès récents du cinéma marocain à l’international. La cohérence artistique de la sélection officielle contribue à qualifier ce cru 2025 comme une 22ᵉ édition record en termes d’exigence cinématographique.

Un carrefour mondial de talents et d’échanges

Au-delà des projections, le festival a renforcé son rôle d’incubateur industriel. Les « Ateliers de l’Atlas », volet professionnel de l’événement, ont accompagné 28 projets en développement ou en post-production. Cette plateforme est devenue essentielle pour structurer la culture comme industrie productive en Afrique et dans le monde arabe.

Les séances de « Conversations » ont également fait le plein. Les échanges avec des figures comme Jodie Foster, Guillermo del Toro ou l’icône marocaine Raouya ont offert des moments de transmission technique et artistique. La capacité du FIFM à réunir des géants d’Hollywood et des auteurs émergents du continent africain démontre sa puissance rassembleuse. En alliant succès public, rigueur artistique et opportunités industrielles, le Maroc signe une 22ᵉ édition record qui positionne Marrakech comme le hub cinématographique majeur de la région MEA (Moyen-Orient Afrique).